Cheloniceras (Hiatt, 1903)

Etage:       Aptien inf.-moy.

Provenance:  S.-E. France

Phyllum:           Mollusca

Classe:             Cephalopoda

Ordre:             Ammonoidea

Sous-ordre:     Ancyloceratina

Super-famille: Douvilleiceratoidea

Famille:           Douvilleiceratidae

Genre:             Cheloniceras

Le genre Cheloniceras (Hiatt, 1903) s'incère comme second représentant de la lignée évolutive de la famille des Douvilleiceratidae (Parona & Bonarelli 1897).  Prochelinoceras (Spath, 1923) apparaît au Barrémien supérieur et se poursuit jusque dans le Bédoulien (weissi zone) pour être remplacé par Chelinoceras dans cette même zone. Epicheloniceras (Casey 1954) apparaît dans l'Aptien moyen dont il est un fossile de zone. Eodouvilleiceras (Casey, 1961) poursuit la lignée dans l'Aptien moyen pour donner le genre Douvilleiceras (Schlotheim, 1813) de l'Albien inférieur.

Description:

Les Cheloniceras primitifs, rappelant fortement Prochelinoceras, sont petits, très évolutes à section ovale à suboctogonale, plus large que haute. La coquille est munie de fortes côtes souvent simples ou doubles se reliant à un tubercule ombilical. Il arrive que de faibles tubercules latérales sont présents. Les côtes passent radialement le ventre.

Les formes plus évoluées portent deux grand tubercules par côtes fortes, l'une ombilical et l'autre, à mi-hauteur sur le flanc. Des côtes secondaires, simples, inermes, s'insèrent en nombre de 1 à 4 selon l'espèce. Les côtes tertiaires partent en fourche au nombre de deux à partir du tubercule lattéral.

Faciès:

Les nombreux affleurements gargasiens du Sud sont des marnes plutôt uniformes allant jusqu'à 115 à 120 mètres d'épaisseur cumulée. Cette accumulation correspond à un laps de temps relativement cour au sein de l'Aptien impliquant un taux de sédimentation particulièrement élevé du à une importante transgression.

Les formations marneuse du gargasien du sud-est de la France furent comparées, par les Termier, en 1951, aux zones actuelles de dépôt d'algues de moins de 40 mètres de fonds, propice au dévellopement des jeunes ammonitelles. Le fond de ces zones était anaérobique car riche en sulfure s de fer probablement dû à la décomposition des algues. Un tel type de milieux est propice à la pyritisation.

Sources:

Article de presse Report on the 2nd international meeting of the "Kilian Group" (Neuchatêl, Switzerland, 8 September 2005)

Les ammonite pyriteuses aptiennes du sud-est de la france par Louis MAUREL, Musée de Géologie, Barrême. Paru dans la revue Minéraux & fossiles.

Promenades géologiques autour de... CARNIOL, ALPES DE HAUTE-PROVANCE, HAUT-LIEU DE GARGASIEN, Raymond JAUSSAUD. Paru dans la revue Minéraux & fossiles.